Faber & Mazlish

Issus de l’approche en Communication Non Violente du psychologue Haim Guinott, cette approche Faber& Mazlish est faite sur une base d’ ateliers. Ils reposent sur des principes communs aux psychologues humanistes Nord-Américains tels que Rogers, Gordon ou Rosenberg. Ils participent à ce que le Conseil de l’Europe appelle « le soutien à la parentalité positive ».

Ces ateliers abordent les principes de la «communication efficace» et proposent aux parents et professionnels de la petite enfance de découvrir des techniques à la fois accessibles, concrètes et pratiques, mais surtout efficaces pour gérer les situations du quotidien avec les enfants.

Les ateliers: leur approche lucide, sensible et respectueuse diminue le stress du quotidien et augmente les gratifications, tant pour les adultes que pour les enfants. Les techniques sont à la fois concrètes, faciles, pratiques et efficaces pour réagir face aux multiples situations de la vie quotidienne qui génèrent souvent des conflits avec les enfants, qu’ils aient 3 ou 17 ans.

Les thèmes abordés sont les suivants:

  • Aider les enfants aux prises avec leurs sentiments: colères, frustrations…
  • Susciter chez l’enfant le désir de coopérer
  • Mettre des limites fermes tout en conservant un climat d’ouverture
  • Éviter le recours à la punition
  • Favoriser l’image positive de l’enfant
  • Résoudre les conflits familiaux dans une atmosphère de calme
  • Encourager l’autonomie
  • Utliser les compliments.

Chaque parent y est respecté dans ses idées éducatives, dans ses valeurs, et dans les messages qu’il veut transmettre à son enfant.


 

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

parlerFM

De quoi parlons nous  ?

Les auteurs proposent des « habiletés » (traduction française) c’est-à-dire des outils permettant de gérer les différentes situations sans « remballer » l’enfant, ni utiliser la menace, la punition, la fessée etc

Dans le premier chapitre :
Aider les enfants aux prises avec leurs sentiments

Souvent, on nie les sentiments des enfants, parce qu’on n’a pas envie de les entendre (fatigués en rentrant du boulot etc) ou parce qu’ils ne correspondent pas à ce que nous on ressent.

Du coup, l’enfant n’a plus envie de nous en parler, et surtout, il doute de lui puisque l’adulte lui dit que ses sentiments sont faux.

Ex : l’enfant qui vient de dormir se lève et dit qu’il est fatigué
La mère : tu viens de dormir, tu ne peux pas être fatigué
Enfant : mais si, je suis fatigué
La mère : mais non, tu es juste encore un peu endormi

etc

Ex2 :

Enfant : j’ai trop chaud
La mère : il fait froid, tu gardes ton pull
Enfant : mais j’ai chaud!
La mère : ça suffit, il ne fait pas chaud, je ne veux plus en entendre parler

Exercice : inventer une réponse aux questions suivantes niant les sentiments de l’enfant (je ne les mets pas toutes)

Enfant : ma fête d’anniversaire était moche (alors que vous y aviez mis le paquet pour en faire une journée mémorable)

L’auteur propose 4 manières de répondre aux sentiments de l’enfant :

–          L’écouter très attentivement (pas en faisant autre chose)
–          Accueillir ses sentiments à l’aide d’un mot neutre (ah? je vois; hum etc)
–          Nommer ses sentiments (l’enfant ne reconnaît pas forcément ses sentiments tout seul, mais en les nommant, on l’aide à les reconaître et on lui montre qu’on le comprend)
–          Utiliser l’imaginaire pour répondre à ses désirs (l’enfant veut telles céréales mais il n’y en a plus, après avoir refléter ses sentiments, la mère lui dit quelque chose du genre « j’aimerais pouvoir faire apparaître des dizaines, des centaines de boites de céréales, là maintenant » )

Résister à la tentation de vouloir « réparer » en donnant des conseils : en les écoutant, on les laisse parler et trouver leur propre solution (on retrouve les mêmes idées en Discipline positive)

Questions des parents :

1) Est-il important de toujours être empathique avec mon enfant?

2) Quel mal y a-t-il à poser une question directe à l’enfant : « pourquoi te sens-tu comme ça? »

3) Voulez-vous dire qu’on devrait essayer de faire comprendre aux enfants qu’on est d’accord avec leurs sentiments?

4) S’il est tellement important de montrer à mon enfant que je le comprends, pourquoi ne pas dire simplement « je comprends comment tu te sens »?

5) Qu’arrive-t-il si je me trompe en essayant de nommer le sentiment?

6) Je sais qu’on devrait accueillir les sentiments, mais je ne sais pas comment réagir quand j’entends dans la bouche de mon enfant « je te déteste » ou « tu es méchante »

7) Mon fils tolère très mal la frustration et la plupart du temps, quand il est dans cet état émotionnel (crise), il ne m’entend même pas

==> l’auteur propose de dire à l’enfant « montre-moi combien tu es en colère » en lui faisant dessiner (ça peut être seulement des ronds, des traits etc)

Si j’accueille tous les sentiments de mon enfant, n’aura-t-il pas l’impression que tout ce qu’il fait est bien? Je ne veux pas devenir un père permissif!

9) Pourquoi s’abstenir de donner des conseils aux enfants quand ils ont un problème?

Parler pour que les enfants apprennent à la maison et à l’école

Poursuivant dans la même ligne de pensées, les auteurs jettent maintenant un pont entre les parents et les éducateurs. Elles leur montrent comment travaillfaber1er de concert en vue d’aider les enfants à résoudre les problèmes qui surviennent à la maison et à l’école, tout en stimulant chez eux le goût d’apprendre. Cet ouvrage aborde plusieurs grands défis contemporains comme, par exemple, comment transmettre aux enfants des habiletés et des attitudes qui leur permettront de devenir des adultes généreux, aimants et dynamiques.

 

 

 

 

 

 

 

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Une des grandes sources de stress dans les familles, ce sont les incessantes disputes entre les enfants. Les moqueries, les provocations, les chamailleries qui n’en finissent pas, pèsent lourdement sur la vie familiale. Pour ramener à tout prix la paix, les parents tour à tour supplient, crient, menacent, punissent, prennent parti, mais rien ne semble avoir d’effet. Au bout d’un certain temps, la plupart des parents se résignent : les conflits entre frères et sueurs leur semblent le prix à payer lorsqu’on veut plusieurs enfants. Adele Faber et Elaine Mazlish refusent l’idée que rien ne peut être entrepris dans ce domaine. Fortes de leur expérience – elles ont enseigné pendant des années la communication familiale – les deux auteurs se sont rendu compte que certaines attitudes, certains comportements étaient efficaces pour atténuer la rivalité qui oppose frères et sueurs. Ce livre raconte de façon très directe les réunions au cours desquelles les parents font part de leur expérience et comment les auteurs y répondent. Des dialogues vivants, des bandes dessinées décrivent les nombreuses formes de jalousie et montrent comment favoriser la coopération plutôt que la compétition ; comment aider les enfants à exprimer sans violence les sentiments négatifs qu’ils ressentent ; comment être juste sans pour autant être obligé de traiter les enfants tous de la même façon ; comment aider l’enfant agressif et l’enfant passif ; comment faire tomber la colère des enfants qui se battent et comment les motiver pour qu’ils trouvent eux-mêmes la solution à leurs différends. Tout le long du livre, on apprend à encourager les comportements de coopération et à faire naître une attitude de bonne volonté entre frères et sœurs
Ce livre se lit comme un reportage et peut changer beaucoup dans l’atmosphère des familles

 

 

Faber