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L’écoute

     

I.  ÉCOUTER :

Écouter n’est pas entendre :

  • Entendre est un processus naturel qui consiste à percevoir les sons quels qu’ils soient à partir d’une certaine intensité grâce au système auditif (oreille interne et externe, cerveau).
  • Couter est un processus volontaire qui demande l’effort de décoder le langage de l’interlocuteur. Nous écoutons que ce que nous voulons bien entendre.

Pour bien écouter, il faut suivre les conseils suivants :

–    Être disponible

  • Il faut se préparer à l’écoute.
  • Faire le vide de ses propres préoccupations du moment

–    Être attentif et concentré

  • Concentrer toute son attention sur l’autre.
  • Il faut écouter avec ses oreilles (le verbal), ses yeux (le non verbal) et son cerveau (réfléchir en écoutant pour comprendre où l’interlocuteur veut en venir).

–     Être patient

  • Il faut laisser parler l’émetteur.
  • On doit écouter le message dans sa totalité avant de poser des questions à votre interlocuteur.

–      Rester impartial

  • Écouter, c’est se montrer disponible à l’autre.
  • Il ne faut en aucun cas mettre en doute ou critique ce qui est dit.

–      Montrer de l’intérêt

  • Une bonne écoute se manifeste :
  • Par le regard.
  • Par des formules d’acquiescement verbales et / ou non verbales.
  • Si la situation le permet, par des questions pour faire préciser ou répéter.
  • Le plus souvent, par une prise de notes.

Poser des questions :

Bien écouter ne suffit pas pour communiquer efficacement, il faut savoir aussi faire s’exprimer l’interlocuteur en posant des questions. Au cours d’un entretien, il est nécessaire de varier la nature des questions posées et de les adapter aux objectifs recherchés.

Il ne faut pas utiliser le questionnement pour le plaisir de poser des questions, mais comme un outil au service de l’écoute active qui elle-même ne vise qu’une amélioration de la communication.

Ce qu’il est conseillé de faire :

  • Poser des questions courtes et faciles à comprendre
  • Rester très attentif aux réponses verbales et non verbales.
  • Montrer à l’interlocuteur qu’on l’écoute attentivement par des gestes, des mimiques, des regards, des mots ou sens d’approbation qui sont autant d’invitation à continuer de répondre.
  • Écouter les réponses à plusieurs degrés (voir ce qui est dénoté et co-noté par exemple).

Ce qu’il est conseillé d’éviter :

  • Tomber dans une série de questions qui relèvent d’avantage de l’interrogatoire.
  • Couper la parole pour poser une question.
  • Adopter une attitude réprobatrice lors des réponses
  • Se contenter d’écouter le verbal, et rester sourd au non verbal.

Les différentes qualités de l’écoute :

  • Écoute de la fin du message.
  • Écoute déplacée.
  • Écoute totale.
  • Écoute du début du message.
  • Écoute « brouillée ».
  • Absence totale d’écoute.

   II.  L’ÉCOUTE ACTIVE

1-Définition

Plus de la moitié des communications orales débouchent sur un malentendu.

Il ne suffit donc pas d’écouter ce qui se dit, il faut écouter activement ce que les gens nous disent.

L’écoute active exige des efforts. il ne suffit pas de se concentrer sur les faits, les chiffres et les idées. Il faut absorber ce que l’on entend, établir les liens avec sa propre expérience et transposer les données en une information utile à laquelle on pourra avoir recours ultérieurement.

L’écoute active est une attitude destinée à augmenter la qualité de l’écoute. Elle permet à l’interlocuteur de se sentir entendu et compris.  Écouter c’est donner à l’autre de l’attention, du temps, une présence. C’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre. Ce n’est pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses questions. C’est refuser de penser à la place de l’autre, lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. Ecouter c’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne

2-comment pratiquer l’écoute active ?

voici comment pratiquer l’écoute active :

1. Ne quitter pas votre interlocuteur des yeux.

2. Penchez – vous vers l’avant et écoutez avec tout votre corps et pas seulement avec vos oreilles.

3. Portez attention au langage corporel de votre interlocuteur, à ses expressions faciles et au ton de sa voix, tous ces éléments font partie du message.

4. Faites des signes de tête affirmatifs lorsque votre interlocuteur fait valoir des points avec lesquels vous êtes d’accord.

5. Ne vous laissez pas distraire par des interruptions ou des bruits sans importance.

6. Mettez de côté tout article (crayon, trombone, etc….) avec lequel vous pourriez être porté à jouer.

3-l’écoute active : la vérification du contenu, l’acceptation des sentiments de l’autre

Le récepteur peut prendre un rôle très actif en s’assurant qu’il comprend bien ce que l’émetteur dit, en lui montrant qu’il accepte ses sentiments et en l’aidant à clarifier son message.

Les deux principales procédures de l’écoute active sont la vérification & le reflet des sentiments :

La vérification du contenu :

C’est une procédure qui met l’accent sur la bonne compréhension du contenu du message de l’émetteur. Cela consiste à donner une confirmation au récepteur après l’avoir étendu. Celui – ci peut alors donner son point de vue uniquement quand l’émetteur considère que le récepteur a vraiment compris son message.

Il s’agit de répéter l’essentiel de ce que l’autre a dit jusqu’à ce qu’il y ait un accord sur l’exactitude de la confirmation.

L’acceptation des sentiments de l’autre :

Cela signifie montrer à l’autre que l’on a conscience de ses sentiments, mais en le faisant de façon telle qu’il ne regrette pas les avoir montrés.

Il n’est pas alors nécessaire de donner des conseils, de rassurer ou même de juger l’autre ou de dire que nous sommes d’accord avec le sentiment de l’autre, ceci peut même _ souvent pas toujours-être mauvais par ce que ça peut donner à l’autre l’impression d’être inférieur.

4 – Écoute objective :

L’objectivité est un élément déterminant de l’écoute active. Le manque de l’objectivité dénature le message et met en péril la relation avec la personne qui le transmet. Il arrive souvent qu’un investisseur utilise un mot ou une phrase qui provoque automatiquement une réaction émotive chez l’entrepreneur. Par exemple, s’il utilise le mot « petit » en parlant de votre entreprise, vous pourriez vous en offusquer. Efforcez- vous de demeurer objectif : il compare peut-être tout simplement votre entreprise aux grandes sociétés.

Soyez objectif et réagissez de façon judicieuse et raisonnable. Ecoutez attentivement les propos de l’investisseur avant de réagir. L’écoute objective exige que vous saisissez l’ensemble du message sans vous arrêter aux détails, si vous croyez avoir mal compris, demandez des précisions afin de bien comprendre le message véhicule.

5- Empathie et rétroaction:

Dans vos communications, faites preuve d’empathie.

Voici quelques questions que vous pourriez vous posez en vue de faire montrer d’empathie à l’égard de votre interlocuteur :

  • Qu’essaie-t-il de me dire ?
  • Qu’est-ce que cette affirmation signifie pour lui?
  • Comment voit- il le problème ?

L’auditeur actif réagit aussi aux propos de son interlocuteur pour lui signaler qu’il les comprend ou, au moins, qu’il s’y intéresse. Du même coup, l’interlocuteur sait quand l’auditeur a de la difficulté à suivre le file, ne comprend pas certains éléments ou vent réfléchir à quelque chose.

L’écoute active vous permettra de tisser des liens avec l’investisseur en montant le sérieux avec lequel vous gérez votre entreprise et votre désir d’écouter tout conseil susceptible de contribuer à son succès.

6-connaissez- vous les obstacles de l’écoute active ?

Les obstacles de l’écoute active :

–    La perception de chaque personne est unique. Voilà pourquoi le message reçu par l’auditeur n’est jamais identique à celui que le locuteur veut lui communiquer.

–    La plupart des gens adoptent l’information en fonction de ce qu’ils aimeraient entendre. Ils choisissent souvent de ne pas entendre, voir, de littéralement rejeter l’information négative pour ne pas devoir faire face à la réalité.

–    Les gens pensent plus vite qu’ils ne parlent. L’auditeur peut donc, tout en écoutant, réfléchir à autre chose et détourner son attention du locuteur et du sujet.

–    Le sujet est très complexe pour l’auditeur.

–    L’auditeur tire des conclusions des propos du locuteur avant que ce dernier n’ait fini d’exprimer sa pensée.

–    L’auditeur se laisse distraire par l’absence de talent en communication du locuteur.

–    L’auditeur n’est pas dans un état d’esprit propice à l’écoute des propos du locuteur. Il ne s’intéresse pas au sujet.

L’assertivité – communication non violente


Communication – Les bases de la communication… par parmenide777

 

Savoir dire non

 

Les mots sont des fenêtres

cnvLa plupart d’entre nous avons été éduqués dans un esprit de compétition, de jugement, d’exigence, et de pensée de ce qui est « bon » ou « mauvais ». Au mieux, ces conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres, au pire, ils provoquent colère ou frustration, et peuvent conduire à la violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est aujourd’hui une des compétences les plus précieuses. Par un processus en quatre points, Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant pour améliorer radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres. Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre nous apprend principalement : – à manifester une compréhension respectueuse à tout message reçu, – à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la déprime, – à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité, – à communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie. Bien plus qu’un processus, c’est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui nous est ici proposé. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour, enrichie de nouveaux cas, d’un chapitre inédit sur la relation compassionnelle à soi-même et d’une préface d’Arun Gandhi, petit-fils du Mahatma Gandhi.

Dire « non » à une demande de façon non-violente

La Communication non violente (CNV)

C’est une méthodevisant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres.
Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein de groupes, mais dont la pratique permettrait également d’améliorer sa relation à soi-même, de mieux comprendre ses besoins profonds et de prendre en charge, de manière autonome et responsable, les divers aspects de sa propre vie.
Il ne s’agit donc pas d’une thérapie, mais elle peut avoir des retombées thérapeutiques intéressantes.

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